« Fragments habités »

Exposition urbaine aux parcs Frigon et Girouard, été 2026 - été 2027.
Projet en collaboration avec la Ville de Drummondville

PARC FRIGON

La photographe et poète Karolann St-Amand rassemble, dans cette exposition, un ensemble de paysages captés sur le territoire drummondvillois. C’est sans itinéraire précis, mais avec une grande disponibilité, que l’artiste déambule autant dans les rues urbaines que les espaces plus intimes afin de capter des fragments du quotidien. Ses images témoignent d’une observation sensible des lieux. Sa pratique s’inscrit également dans une démarche documentaire, puisque chaque photographie sert à conserver la trace d’un instant, d’un passage, d’une présence.  

La photographe capte ce que la majorité d’entre nous ne prend pas le temps de regarder : le découpage franc du paysage par le réseau de fils électriques, la danse des morceaux de vêtements abandonnés sur une corde à linge, l’obscurité mystérieuse d’un fond de ruelle.  

Cette exposition, qui se poursuit au parc Girouard, souligne la fragile cohabitation entre la nature et la ville. On voit la végétation défendre sa place dans le paysage urbain et tenter de s’imposer comme sujet principal dans les compositions. L’artiste utilise parfois le procédé de la surimpression (ou double exposition) afin d’approfondir cette dualité.  

Un silence traverse cette série de photographies. Pourtant, les traces de l’activité humaine sont partout, comme autant de fragments habités.

PARC GIROUARD

Grâce à une pratique artistique à la croisée du travail documentaire et de l’observation sensible, Karolann St-Amand capture des scènes du quotidien dans le but d’en révéler la charge poétique.

Dans cette série d’œuvres (dont une partie est présentée au parc Frigon), l’artiste fait cohabiter la ville et la nature, les espaces publics et privés, l’ombre et la lumière ; parfois en les confondant, parfois en les opposant. Elle pointe son objectif là où la vie résiste ou déborde : un arbre d’automne qui s’accroche au soleil, un cerisier qui éclate en fleurs au printemps, une maison de campagne qui disparaît derrière la végétation ou une lueur qui se perd dans les hautes herbes. Par ses fragments photographiques, Karolann nous invite à regarder autrement le monde qui nous entoure et à y déceler ce qui, en silence, l’habite.

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L'aurore s'étire par la fenêtre