« Hexagonal »

Exposition urbaine au Parc Rosaire-Smith, installation à l’automne 2023.
Projet en collaboration avec la Caisse Desjardins de Drummondville et le Centre de diffusion AXART.

« Réhabiter »

Pour le projet « HEXAGONAL » de la Caisse Desjardins de Drummondville, l’artiste Karolann St-Amand propose une œuvre photographique en surimpression qui met en lumière à la fois les lieux choisis ainsi que les citoyen·nes de Drummondville. Trois photographies composent l’œuvre « Réhabiter » : la première présente le décor principal, le parcours de vélo du parc Rosaire-Smith alors qu’il était vide (pour bien montrer ses installations), les deuxième et troisième photographies ont été prises sur la promenade Rivia, au parc des Voltigeurs, alors que des personnes la parcouraient à vélo, un après-midi d’été.

Les cohabitations au sein de l’œuvre

L’effet de transparence permet de bien discerner les différents lieux et personnages en même temps de les faire cohabiter au sein d’une même scène reconstruite. La transparence signifie aussi un retour progressif à la collectivité. Dans un monde post-crise, nous commençons à nous réapproprier nos espaces et à habiter des espaces nouveaux. Le déploiement du parcours de vélo encourage évidemment un mode de vie sain et actif. Mais c’est son inscription dans la nature, à travers le territoire drummondvillois, qui le rend particulier. Le parcours de vélo favorise aussi un mode de vie à l’extérieur, en communauté, après avoir été restreint à nos espaces intérieurs et intimes pendant la crise. Les personnes réunies dans l’œuvre sont issu·es de trois générations différentes (vingtaine, quarantaine, soixantaine), permettant une représentativité plus complète de la communauté drummondvilloise.

Finalement, par la transparence, on peut imaginer la scène inoccupée. Les personnages, quant à elleux, montrent la réhabitation et le partage des lieux publics. Leur présence témoigne de la fréquentation des espaces. Il y a transformation du paysage. Et la superposition des lieux et des citoyen·nes évoque un retour au mouvement. Le chemin central guide l’œil dans ce mouvement, nous invite à traverser la photographie, à rejoindre les personnes ; le chemin implique et inclut ainsi les spectacteur·rices dans l’œuvre.

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